Son président

Le Président du Conseil général de la Corse du Sud est élu par les conseillers généraux lors de la première réunion suivant le renouvellement triennal, à la majorité absolue.

Le Président « organe exécutif » de l’assemblée, oriente la politique départementale, prépare et exécute les délibérations du Conseil.

Il convoque l’assemblée, fixe son ordre du jour et en préside les réunions.

Il est par ailleurs l’ordonnateur des dépenses et des recettes du département.

Il est également le chef de l’administration.

Le Président représente le département dans tous les actes de la vie juridique.

Son président, Jean-Jacques PANUNZI

Né le 5 avril 1956 à Ajaccio

Père de deux enfants

Fonctionnaire territorial 

20152 Sorbollano

Son parcours

1971 – 1972 : Président de l’association des élèves du lycée de Sartène.

1973 : Armée – école de parachutistes à Saint-Sulpice.

1974 : Armée – Commando de parachutistes à Toulouse.

1976 : Après cette expérience dans l’armée, Jean-Jacques PANUNZI a choisi de vivre et de travailler en milieu rural. 

C’est ainsi qu’il participe au développement de l’entreprise familiale de menuiserie à Sorbollano.

1978 - aujourd’hui : Dès son retour à Sorbollano, il marque un fort attachement pour les affaires publiques et s’investit donc dans sa commune en tant que secrétaire de mairie, poste qu’il occupe encore à ce jour.

Sa carrière politique

Dans le droit fil de ces premières démarches, il a entrepris d’exercer des mandats politiques.

En ce sens, en tant que vice-président du district de l’Alta-Rocca, il a mené une politique exemplaire en faveur des personnes âgées (divers équipements, portage de repas…), une politique de valorisation de l’environnement (résorption et collecte des déchets, construction et aménagement d’une décharge, enlèvement des épaves…). Il a enfin été un précurseur d’une politique de tourisme vert et culturel en milieu rural (animation d’un pays d’accueil, création d’une image touristique…).

La réussite de ce qu’il a entrepris sur un territoire en voie de désertification  a trouvé sa concrétisation avec son entrée au Conseil général de la Corse-du-Sud, où, il a traduit à nouveau sa volonté d’œuvrer activement pour le monde rural et lutter contre la fracture dont le monde est victime, en mettant en place une politique d’aménagement du territoire équilibrée et harmonieuse, intégrant notamment la nécessaire amélioration des infrastructures de communication.

1995 - 2001 :1er Vice-président du district de l’Alta-Rocca

Mars 2001 : Elu conseiller général du canton de Tallano-Scopamene

Rapporteur de la commission des travaux publics.

2004 : Elu 1er Vice-Président du Conseil général de la Corse-du-Sud (UMP)

Elu conseiller territorial sur une liste UMP.

Président de la commission de l’aménagement du territoire à l’Assemblée de Corse.

Novembre 2006 : Accède à la Présidence du Conseil général de la Corse-du-Sud

Mars 2008 : Réélu conseiller général du canton de Tallano-Scopamene

Réélu Président du Conseil général de la Corse-du-Sud.

Mars 2011 :Réelu Président du Conseil Général de la Corse-du-Sud.

Avril 2011 : Réelu Président du Syndicat d'énergie de la Corse du Sud.

Son curriculum vitae

Né le 5 avril 1956 à Ajaccio.

Père de deux enfants.

Fonctionnaire territorial.

20152 Sorbollano.

1971 – 1972 : Président de l’association des élèves du lycée de Sartène.

1973 : Armée – école de parachutistes à Saint-Sulpice.

1974 : Armée – Commando de parachutistes à Toulouse.

1976 : Après cette expérience dans l’armée, Jean-Jacques PANUNZI a choisi de vivre et de travailler en milieu rural. C’est ainsi qu’il participe au développement de l’entreprise familiale de menuiserie à Sorbollano.

1978 - Aujourd’hui : Dès son retour à Sorbollano, il marque un fort attachement pour les affaires publiques et s’investit donc à Sorbollano en tant que secrétaire de mairie, poste qu’il occupe encore à ce jour.

Loisirs

Chevaux, randonnées, montagne, chasse, pêche.

Son discours d'investiture

Mesdames, Messieurs,
Chers collègues,
Chers amis,

C’est avec lucidité et gravité que j’aborde mon troisième mandat de Président du Conseil Général de la Corse-du-Sud.

Je mesure pleinement la confiance qui m’est faite et la responsabilité qui est la mienne d’en être digne.

J’ai compris, au travers du message qui m’a été adressé dans de ce vote, que mon action devra se situer dans l’exacte continuité de ce qui a été entrepris jusqu’à présent. C’est donc avec détermination que j’emprunterai de nouveau le chemin que j’ai tracé dans le but de répondre mieux encore aux attentes et aux besoins de nos concitoyens.

Aussi ce mandat, je l’aborde comme par le passé, animé par une certaine idée de l’action et de la morale politique, par une certaine idée de la Corse, par une certaine idée de la Démocratie et de la République. Je connais les difficultés de notre île. Je sais les tensions qui la déchirent. Mais je sais aussi que rien ne doit nous écarter de cette Ecole qui s’appelle la Démocratie : « la seule qui nous éloigne du sang et des larmes et qui respecte le choix des citoyens ».
  
Ce mandat, je l’aborde animé par le même esprit de service, fier et fort de ce qui a été accompli au bénéfice de la Corse-du-Sud et de ses habitants, et avec le souci de faire vivre notre institution départementale, cette collectivité de proximité qui est enracinée dans notre histoire, dans nos territoires et dans nos cœurs.
Ce mandat, je l’aborde animé avec la même force que celle que me portent depuis toujours les élus de ma majorité, avec la force de leur amitié, avec la force de leur loyauté dont, jamais un instant, je n’ai douté.

Ce mandat, je l’aborde enfin animé par la même conviction que pour œuvrer à un avenir meilleur, il nous faut unir, il nous faut rassembler plutôt que diviser. « Pour que les hommes s’humanisent il faut que, parmi eux, se développe l’art de s’associer », disait TOCQUEVILLE.

C’est pourquoi, par-delà les petites polémiques qui peuvent parfois agiter le landernau médiatique et jeter quelque peu le trouble au sein de notre institution, je vous invite tous, dès à présent, à laisser de côté tout ce qui pourrait créer du clivage stérile ou générer de l’immobilisme. Car les corses attendent autre chose de nous. Les corses attendent que nous mettions nos compétences et nos idées au seul service de la Corse. Et je veux dire ma détermination à ne jamais les décevoir.

A l’instant où s’ouvre cette première séance publique de la nouvelle mandature, je tiens à adresser mes félicitations aux onze élus que le suffrage universel vient de désigner pour servir notre département et, à travers eux, leurs suppléants dont le rôle a souvent été essentiel à leurs côtés.

Je pense tout d’abord à ceux dont la confiance a été renouvelée et qui ont contribué à faire vivre notre Assemblée au quotidien au cours de ces sept dernières années. Un renouvellement est toujours le signe d’un travail accompli avec sérieux. Il appelle le respect.

Je pense ensuite à ceux qui nous rejoignent pour la première fois et à qui je souhaite la bienvenue :
- au nouveau benjamin de notre Assemblée d’abord, Laurent MARCANGELI, conseiller général du 1er canton d’Ajaccio,
- à François CASASOPRANA, conseiller général du 3e canton d’Ajaccio,
- à Stéphane VANUCCI, conseiller général du 4e canton d’Ajaccio,
- à Jean-Christophe ANGELINI, conseiller général de Porto-Vecchio
- et, avec une mention particulière pour celle qui sera désormais la quatrième femme de l’histoire à siéger au sein de cet hémicycle, à Claude DEGOTT-SERAFINO, conseillère générale de Bonifacio.

Enfin, je salue amicalement ceux qui ne siègeront plus parmi nous : Jean-Baptiste LANTIERI, François COLONNA-CESARI, Philippe CORTEY, Pierre SANTONI et Jacques BILLARD.

Je veux, tout comme l’a fait notre doyen, témoigner de la qualité du travail qu’ils ont effectué au sein de cette collectivité et de la manière dont ils se sont mis tout au long de leur mandat, parfois même au détriment de leur santé, au service de la population de la Corse-du-Sud. C’est pourquoi en notre nom à tous, je veux les en remercier.

En votant à plus de 65 % les 20 et 27 mars, les corses ont manifesté, dans des proportions bien plus importantes qu’ailleurs, leur attachement à notre démocratie. Nous ne pouvons que nous en féliciter.
 
Contrariant ceux qui pronostiquaient un désintérêt profond des électeurs à l’égard du scrutin cantonal et justifiaient, par anticipation, dans l’abstention les principes de la réforme territoriale de 2014, les corses ont au contraire réaffirmé avec force l’attachement qu’ils portent à leur institution départementale, cette collectivité de proximité dont ils reconnaissent le rôle si essentiel dans l’aménagement de leur territoire et dans le maintien de la cohésion de notre société.

Aussi, face aux contraintes financières et aux incertitudes institutionnelles qui pèsent sur l’avenir de ce département que nous aimons tous et pour lequel nous avons déjà tant œuvré, je nous engage non pas à nous résigner mais, au contraire, à agir.

A agir avec plus d’ardeur encore, à répondre par davantage de proximité, par davantage d’implication et par davantage d’efficacité de nos politiques publiques aux aspirations exprimées si fortement par nos concitoyens au cours de la campagne qui vient de s’achever.

La première des exigences sera pour moi celle du renforcement de la solidarité. Une solidarité qui soit davantage attentive aux préoccupations de chacun. Une solidarité qui fasse reculer la précarité et qui redonne espoir à ceux qui n’en ont plus. Une solidarité qui permette à chacun de se loger dignement. Une solidarité enfin, qui rapproche les territoires et les habitants de Corse-du-Sud eux-mêmes.

La solidarité, cette valeur universelle dont nul ne peut en revendiquer le monopole, est le socle intangible sur lequel est bâtie la légitimité même de l’élu de terrain qu’est le conseiller général.

La tâche sera difficile. Chacun d’entre vous, à la place qui est la vôtre dans cette institution et chaque agent à celle qui est la sienne dans l’administration, ont vocation à y contribuer.

Comme par le passé, l’équipe de vice-présidents et de présidents de commission aura toute ma confiance. Chacun devra porter et faire vivre sa délégation. Il en assumera la pleine responsabilité et sera comptable des bons résultats comme des moins bons.

Je compte aussi sur le sang neuf qui vient d’enrichir la majorité départementale et plus largement notre Assemblée pour apporter un regard différent sur nos politiques et donner du rythme à l’action départementale.

Et à tous ceux qui veulent se rendre positivement utiles à la Corse-du-Sud, y compris dans les rangs des oppositions, je dis aussi que je suis toujours prêt à travailler avec eux, quelles que soient les idées, quelles que soient les appartenances. Car dans cette enceinte, le débat démocratique a toujours eu sa place. Il la gardera.
Homme d’ouverture je suis, homme d’ouverture je resterai. Persuadé que nos concitoyens attendent de nous moins de postures et plus d’actes. Parce que là est, je le rappelle, notre devoir collectif : agir dans le cadre des compétences qui ont été attribuées au département. A nous de nous en servir pour ne pas les décevoir. 

Enfin, aux directeurs, chefs de service et agents de notre collectivité, je veux redire ici ma confiance comme mon exigence à leur égard. Vous êtes les artisans au quotidien de la politique départementale. Je compte sur le concours de votre intelligence, de votre expérience et de votre dévouement pour continuer à faire du Conseil général un lieu de travail et de compétences au service de tous nos administrés.

Fidèle aux convictions qui guident mon action depuis 2006, je continuerai à associer l’ensemble des acteurs locaux dans ma démarche.

Ainsi, je poursuivrais ma collaboration avec l’ensemble des institutions et forces vives de la région, sans exclusive ni esprit partisan, tout comme mes rencontres régulières sur le terrain avec les maires, là aussi sans exclusive ni esprit partisan.

D’ailleurs, permettez-moi de croire, Mesdames, Messieurs les maires, Madame le Président de l’Association des Maires, que votre présence en nombre aujourd’hui prouve l’existence de ce lien si fort qui nous unit au Conseil général.

Soyez remerciés d’être venus le démontrer d’une manière aussi franche. Soyez remerciés de la confiance que vous m’avez toujours apportée.

Mes chers collègues, mes chers amis, le mandat que vous m’avez confié, j’en connais les exigences et les difficultés.

Je l’assumerai avec honneur, avec dignité et avec enthousiasme.

Je l’assumerai avec la volonté d’être un Président au service de tous, un Président au service de la Corse-du-Sud.

Je m’y engage avec détermination et sérénité à vos côtés.

Je vous remercie.