Activité fondamentale d’un Musée archéologique

L’importance de la recherche est essentielle car c’est bien d’elle que dépend la qualité de ce que l’on présente au public.

Le dépôt de fouilles du musée de Sartène s’affirme comme un centre d’études et de recherches reconnu par la communauté scientifique.

Il accueille de nombreux chercheurs insulaires mais aussi de France continentale et du bassin méditerranéen.

Cette structure a une vocation régionale en préhistoire puisqu’elle reçoit presque tout le matériel archéologique issu des fouilles effectuées sur l’île. C’est également le seul dépôt archéologique de Corse du sud pour l’Antiquité classique, la période médiévale et l’archéologie sous marine : il a été retenu par le ministère de la Culture comme centre de conservation et d’étude (CCE) pour la Corse du sud.

Dès lors que se développent les travaux de terrain, la question de conserver ce mobilier archéologique se pose. Et le dépôt devient le lien indispensable entre la fouille et le musée. Il sert de sas au musée. C’est là que sont entreposés tous les objets issus des fouilles, mais également les fonds documentaires qui s’y rapportent : prélèvements,  archives de fouilles, plans, photos, cahiers d’enquête. Ce centre met à la disposition des chercheurs des salles de consultations, des laboratoires ainsi que des bureaux. Et il offre ainsi des conditions indispensables à une étude, un traitement et un travail sur place.

Actuellement ce sont plus de 600000 objets archéologiques (de la micro perle à la statue menhir) qui y sont entreposés. Ce patrimoine doit être étudié, travaillé, restitué, et raconté.

Il s’agit pour les personnels scientifiques de l’établissement de trouver les moyens de communiquer avec le plus grand nombre, d’une manière simple et accessible, sur l’état d’avancement des fouilles effectuées sur toute l’ile, des travaux scientifiques effectués au musée.

Les collections sont le fruit de la recherche et demeurent des objets de recherche. Le musée est une institution vivante qui bouge et évolue au rythme des fouilles et des découvertes des sites qui l’alimentent.