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La lutte anti-paludique s’organise, au début du XX ème siècle, par la création de la « Ligue Corse contre le Paludisme » qui s’investit principalement sur deux types d’actions :

- Des travaux de génie sanitaire (assainissement des marais grâce à la création de canaux permettant la régulation des lieux)
- La lutte (biologique par prédateurs) contre les vecteurs (anophèles)

Mais la seconde guerre mondiale vient annihiler la totalité des efforts fournis.

En 1926,  la fondation Rockefeller créée, pour la première fois en Corse, une incontestable démarche de traitement du paludisme qui se définit par une politique de :
 
Lutte anti-larvaire : grâce à des poissons larvivores mais aussi au Vert de Paris et aux plantes.
Lutte anti-anophèles adultes : par l’utilisation de moustiquaires mais aussi par le déplacement des gens, des zones infestées vers des zones saines.

Dès 1930, le service départemental anti-paludique prend le relais, avec un certain succès, jusqu’en 1939.
Il organise la distribution de quinine, le dépistage des populations et les traitements des gîtes larvaires.
Il obtient d’excellents résultats avec moins de 250 cas par an.

De 1939 à 1947, les activités du service sont suspendues, et le nombre de malades explose.
 
D’autres facteurs, liés à la guerre, facilitent également l’implantation de maladies :

- une mauvaise alimentation
- un manque de personnel qualifié
- une implantation de soldats étrangers, en provenance de zones impaludées.
- un manque cruel de médicaments (quinine).

Toutes ces conditions réunies conduisent malheureusement à la colonisation de nouvelles zones, par la maladie  avec 1923 cas en 1943.

En 1944, l’armée américaine utilise le DDT avec une certaine efficacité  avec 461 cas en 1944.

En 1947, au départ des Américains : on dénombre 1443 cas.
 
En 1948, avec la  reprise du service anti-paludique, il est fait état de 40 cas seulement, grâce à des traitements intradomiciliares.
 
De 1953 à 1964 : aucun cas connu
 
Apparition de quelques nouveau cas à partir de 1965 : cette réintroduction s’est faite par le biais de travailleurs venus du Maghreb (Maroc).